conférences (2019-2020)

Posté le 10 août 2019

« La peinture des tombeaux macédoniens. La « Tombe des Philosophes » à Pella: nouvelles données sur son décor peint ».

Haricleia BRECOULAKI 

(Centre de Recherche de l’Antiquité grecque et romaine de la Fondation nationale de la Recherche scientifique, directeur de Recherche (Athènes).)

Comme l’a montré Haricleia Brecoulaki en 2017, la peinture funéraire de la Macédoine antique nous offre l’aperçu le plus complet de la peinture grecque de l’époque classique tardive et hellénistique. Les compositions picturales qui ornent l’intérieur et les façades des monuments funéraires ainsi que leur mobilier, préservent tous ces éléments qui nous permettent de retracer l’histoire de cet art majeur et de suivre de près les techniques que les peintres anciens employaient pour produire leurs chefs d’œuvre.
Elle avait présenté les résultats d’un examen récent des peintures de la tombe de Philippe II et la « tombe d’Eurydice » à Aigai (Vergina), en se basant sur des méthodes analytiques et des photographies techniques qui renouvellent nos connaissances sur l’iconographie, les couleurs et les aspects artistiques de ces rares témoignages de l’art grec.
Aujourd’hui, sa conférence se concentrera sur la « Tombe des Philosophes » découverte par Maria Akamati dans la nécropole de Pella, en Macédoine : il s’agit d’un monument extraordinaire avec des portraits des intellectuels peints sur les parois de son intérieur. Lors d’un nouvel examen technologique des peintures il a été possible de mieux distinguer une série d’éléments iconographiques et d’analyser les couches picturales.
Haricleia Brecoulaki vous présentera donc ces nouveaux résultats dans la conférence qu’elle intitule : La « Tombe des Philosophes » à Pella: nouvelles données sur son décor peint »

« Les maladies professionnelles et problèmes environnementaux dans le monde antique ».

Danielle GOUREVITCH
( Directeur d’Etudes  émérite à l’Ecole pratique des Hautes Etudes (sciences historiques et philologiques, Paris)

Le monde du travail n’est pas alors contrôlé par les pouvoirs publics, et la notion de santé publique n’existe pas plus que celle de norme contrôlée de production. Néanmoins textes et images permettent de se faire une idée des problèmes qui se posent, par exemple dans les mines et les carrières (figure 1 : carrière d’argile, Grèce archaïque) et dans l’atelier des foulons (Figure 2 : Stèle gallo-romaine du musée de Sens).

« Figurines de terre cuite : les couleurs oubliées. Etude et restauration d’un monde polychrome »

Natacha Massar (conservatrice) & Isabella Rosati (restauratrice au Musée Royal d’Art et d’Histoire)

Dès les années 1870, les figurines de terres cuites découvertes dans les tombes de Tanagra en Béotie suscitent un énorme engouement. D’abord objets de collection et d’inspiration, ils font depuis longtemps maintenant l’objet d’études scientifiques. La recherche s’est d’abord concentrée sur des questions de lieux et de mode de production, de types et de séries. Depuis les années 1990, un travail minutieux a également commencé à révéler les couleurs qui paraient ces figures. Depuis plusieurs années, les restauratrices Isabella Rosati et France Ossieur et la conservatrice Natacha Massar (Musée Art & Histoire) étudient la polychromie des statuettes conservées à Bruxelles. Cette présentation se concentrera sur cet aspect des figurines afin de révéler les nombreuses facettes du monde chatoyant des « tanagras ».

  L’exposé abordera brièvement l’histoire de la collection de Bruxelles, dont la majeure         partie  des figurines en terre cuite fut acquise à Smyrne en 1900 dans des circonstances   rocambolesques. Les conférencières présenteront ensuite les techniques antiques de polychromie et de dorure, mais également les techniques de nettoyage et de restauration de ces témoins fragiles des couleurs du monde grec. Sur certaines figurines, des détails autrefois invisibles ont d’ailleurs été redécouverts grâce à un nettoyage minutieux et à l’utilisation d’une loupe binoculaire. La peinture appliquée sur ces figurines permet de mieux se représenter les modes vestimentaires, l’attirance pour les bijoux et les chaussures raffinées dans l’Antiquité. Ces statuettes permettent également d’évoquer les styles régionaux, la signification des couleurs et des dorures, et l’évolution du goût au cours des siècles.

 

 

« L’étude des végétaux archéologiques, une autre manière d’aborder l’histoire. »

Sidonie Preiss

historienne,  archébotaniste à l’Institut Royal des Sciences Naturelles à Bruxelles,

chercheur-professeur à l’UCLouvain-la-Neuve

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